Politiques monétaires : l’arsenal non conventionnel déployé

Depuis la faillite de Lehman en 2008, les grandes banques centrales ont étendu leur action à des politiques dites « non conventionnelles ».

Dès l’été 2007, les grandes banques centrales ont injecté d’énormes quantités de liquidités dans le système, afin de pallier la défaillance du marché interbancaire. Elles ont abaissé  leur taux d’intérêt directeur, jusqu’à atteindre ou s’approcher du taux « plancher » de zéro. À partir de fin 2008, elles ont adopté de nouvelles méthodes d’assouplissement monétaire en augmentant massivement la taille de leur bilan. Ces politiques ont eu deux objectifs : stabiliser les marchés financiers et introduire, une fois atteinte la limite inférieure zéro sur les taux courts, des mesures de stimulation supplémentaires.

Les politiques non conventionnelles

Les grandes banques centrales ont recouru à trois grandes catégories de mesures non conventionnelles :

  • l’assouplissement quantitatif (« quantitative easing ») ;
  • l’assouplissement du crédit (« credit easing ») ;
  • la gestion des anticipations des agents.

L’assouplissement quantitatif consiste à fixer des objectifs quantitatifs sur le niveau souhaité des réserves excédentaires des banques commerciales ; il vise à augmenter la taille du passif de la banque centrale, donc la base monétaire.

L’assouplissement du crédit s’efforce de débloquer les marchés de crédit, en modifiant la composition de l’actif au bilan de la banque centrale (lequel est généralement constitué d’obligations d’État) via l’acquisition directe de titres de dette privée.

La banque centrale peut aussi s’attacher à ancrer les anticipations de taux futurs des agents en s’engageant sur la trajectoire future de son taux directeur, et ce afin d’abaisser les taux longs.

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