Maisons de retraite EHPAD : la colère des aides-soignants

La grève menée par les aides-soignants auprès des retraités depuis plusieurs mois maintenant a sans doute été l’une des plus longues et des plus graves en France. La colère de ces aides-soignants est compréhensible quand on connait le contexte dans lequel ils travaillent, le nombre toujours croissant de retraités à prendre en charge, le surcroît de travail en cas d’absence d’un des leurs à cause d’un manque de personnel, le mésestime envers la profession et surtout les mauvaises conditions de travail. Le cercle vicieux n’a été rompu que lorsque les autorités compétentes ont consenti à répondre favorablement à certaines revendications.

Les retraités en question

Le fait est que de nos jours, beaucoup de retraités ne rejoignent les maisons de retraite que lorsqu’ils sont très avancés en âge. Ce qui signifie qu’à leur arrivée, ils sont pratiquement tous très dépendants et réclament beaucoup de soins. Cette situation sous-entend un accroissement des tâches des aides-soignants. Par ailleurs, des maisons de retraite acceptent  de recevoir plus de retraités, alors que le nombre des aides-soignants reste le même. Ce sont entre autres quelques-unes des raisons qui expliquent le colère de ces professionnels.

Les aides-soignants au service des retraités

Le plus souvent, les aides-soignants travaillant au service des retraités le font par vocation.

Mais aujourd’hui, beaucoup veulent jeter les gants et arrêter d’exercer pour cause de burn-out, de pressions incessantes, d’épuisement et de maladies à répétition. Pourtant, le bien-être des retraités passent en grande partie par le bien-être de ces employés. Heureusement que des terrains d’entente ont été trouvés, tels qu’une prime de 450 euros pour les grévistes, des recrutements pour plus d’effectifs, une formation appropriée pour les nouvelles recrues, des remplacements pour chaque absence et en particulier, la mise en place d’un observatoire de bien-être pour les aides-soignants.

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