Les investisseurs ont le choix entre investir aux Etats-Unis ou dans la zone euro

La liquidité mondiale toujours plus abondante, avec la BCE qui va commencer le Quantitative Easing, pose la question importante des régions dans lesquelles investir.

  • Le risque émergent est élevé, avec le freinage de la croissance, les déficits extérieurs, la dépréciation du change dans les pays émergents ; on observe donc que les capitaux ne se dirigent plus vers les pays émergents ;
  • le Japon a une économie en difficulté, et ce sont les banques et les investisseurs japonais qui investissent à l’étranger ;
  • la Chine (avec la stagnation de l’industrie) et la Russie (avec la crise de confiance, puis la baisse du prix du pétrole) subissent maintenant de très importantes sorties de capitaux.

Il ne reste donc que deux endroits où investir : les Etats-Unis et la zone euro. Ceci implique qu’il va y avoir maintenant oscillation des flux de capitaux entre les Etats-Unis et la zone euro.

L’argent à investir va être très abondant

Les investissements sur les marchés financiers vont être accrus :

  • par le maintien d’une liquidité mondiale abondante, dont la croissance va accélérer lorsque la BCE mettra en opération effectivement le Quantitative Easing,
  • par les sorties de capitaux en Russie et en Chine qui doivent être réinvesties sur d’autres marchés.

En Russie, les sorties de capitaux sont alimentées par la perte de confiance des résidents, par la perte de croissance ; en Chine, par la stagnation de nombreux secteurs de l’industrie.

Investir en euro ou dollar

Où pourront se diriger ces investissements ?

Vers quels marchés financiers pourront se diriger les investissements financés par la création monétaire des Banques Centrales (Banque du Japon, BCE) et les sorties de capitaux de Chine et de Russie ?

Depuis 2013, la perception du risque émergent a considérablement augmenté avec le ralentissement de la croissance des émergents, particulièrement dans l’industrie. Avec la dégradation des balances commerciales des émergents, avec la dépréciation en conséquence de leurs taux de change. Ceci explique que depuis le début de 2013, les capitaux ne se dirigent plus durablement vers les pays émergent.

La situation économique du Japon est dégradée, avec le recul de la demande intérieure liée à la détérioration des termes de l’échange due à la dépréciation du yen, aussi à la hausse en 2014 des taux de TVA. Le Japon est donc devenu non un pays d’attraction pour les capitaux mais un pays d’exportation de capitaux, les investisseurs et les banques japonais de diversifient rapidement en devises.

Des arbitrages des investisseurs qui se limitent aux Etats-Unis et à la zone euro

Si on exclut comme direction des investissements la Chine, la Russie, le Japon, les pays émergents, on voit qu’il ne reste que deux endroits pour investir : les Etats-Unis et la zone euro.

Ce qui précède montre que les investisseurs ont seulement le choix entre investir aux Etats-Unis et investir dans la zone euro. En 2013 et au début de 2014, ils ont préféré les Etats-Unis avec l’écart de croissance entre Etats-Unis et zone euro. Ceci se voit par exemple à l’évolution des indices boursiers.

En 2015, avec l’amélioration des perspectives de croissance dans la zone euro (baisse du prix du pétrole, dépréciation de l’euro, politiques budgétaires moins restrictives), ils commencent à préférer la zone euro aux Etats-Unis, ce qui se voit aussi sur l’évolution des indices boursiers, avec la moindre dépréciation de l’euro.

Tant que cette configuration dure, on devrait voir ainsi une alternance de périodes plus favorables aux Etats-Unis ou plus favorables à la zone euro sur les marchés financiers.

Source d’information Natixis



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